lundi 28 février 2011

St-Arnaud à Bleinheim

Lundi 28 février 2011 
St-Arnaud à Bleinheim –109 km - 25 degrés – soleil
On quitte le camping ce matin sous un ciel incertain, mais aussitôt qu’on redescend la montagne on voit le ciel bleu à l’horizon.  Wow quelle début de journée, après 5 km de montée facile, on commence à descendre la vallée de Wairue.
On file à vire allure (35 à 40 km hr) sur une trentaine de kilomètres. En prime, on a un bon vent de dos qui nous pousse, c’est le bonheur total.



Au 70ième kilomètre on voit apparaître nos premiers vignobles. Avec le décor qui nous entourent on se sent en Toscane. Il y a des vignes à perte de vue, il fait un soleil radieux et il fait chaud, Mon dieu serions nous rendus en été ?





Pas loin de Bleinhein, j’entends un autre « bing », Ah non encore un rayon de brisé. Et cette fois ci la roue est pas mal voilée. Merde et dire qu’on s’est procuré des vélos neufs pour ce voyage. Finalement mon Marinoni ne semble pas être à la hauteur (du moins les roues). Je ferai réparer cela demain….On « booke » le camping pour 2 jours, car demain sera une autre journée de congé (on est rendu à plus de 1728 km à vélo – on le mérite).
On a très faim lorsqu’on va faire notre épicerie (pas une bonne idée) et ça nous coutera finalement 115$ Nz. Je crois qu’on devra rester ici 3 jours pour tout bouffer nos achats….
Ce soir, ce sera d’excellentes côtelettes d’agneaux sur le BBQ, accompagnés d’une salade d’avocats et de tomates, de légumes sautés à l’huile d’olive (oignon, poivrons, haricots), et aussi de kumara (pomme de terre sucré de NZ- nouvelle récolte) et tout cela accompagné d’un excellent pinot noir de la région. WOW, un régal ! On a fait des jaloux dans la cuisine.
 On est agréablement surpris d’avoir autant de gens qui suivent notre périple. Ça nous fait vraiment plaisir. Merci à vous tous, on est toujours très content de lire vos commentaires et courriels.

dimanche 27 février 2011

St-Arnaud - jour de congé

Dimanche 27 février 2011 
St-Arnaud – 22 degrés – soleil, nuages
Ce matin gros déjeuner avec œufs et toasts dans la poêle. Ici on est dans ce qu’on appelle un « D.O.C. camping », alors pas de frigo, pas de grille-pain mais tout de même 4 ronds de poêle, 2 lavabos avec l’eau chaude et des douches chaudes.
Comme c’est assez ensoleillé, dans la matinée on fait une marche le long du lac et en forêt de près de 2 heures. On revient pour diner et comme il fait beau, on en profite pour diner sur notre table à picnic. On prend ça relaxe dans l’après-midi, plage, lecture et farniente, mais on doit se mettre de l’anti-moustiques aux 20 minutes car les sandflies sont féroces ici…
Plus tard dans l’après-midi, on voit arriver un jeune couple à vélo,  ils nous adressent la parole en anglais, mais on perçoit un accent familier, et bien oui, ce sont de bons Québécois bien de chez-nous (La rive-sud de Montréal). On placote, on placote… ils sont dèjà rendus à leur 7ième mois de vélo, dont 3 en Turquie, 3 au Vietnam et maintenant en Nouvelle-Zélande. Nous quitterons la NZ pour l’Australie à peu près en même temps qu’eux. C’est très agréable de partager des expériences de vélo, avec des gens sympathiques (c’est l’fun car je peux parler moi aussi !!!) . Comme on ne sait pas trop ce qu’on fera à vélo sur l’Ile du Nord, ils nous fournissent de précieux conseils, car ils l’ont déjà parcourus. De notre côté, on peut leur donner des infos sur l’Ile du Sud.
Ce soir les Québécois et le charmant Français (Chantal et Raphael, Pat, Roger et Catherine, et moi et Pierre), on prend le contrôle du « shelter ». Ce fût une super belle soirée, pleines de rire et d’anecdotes savoureuses ! Merci les amis ... bonne continuité !

Murchison à St-Arnaud

Samedi 26 février 2011 
 Murchison à St-Arnaud – 63 km, 21 degrés – soleil et nuages. Pluie forte en PM et soirée
On a eu un peu de pluie cette nuit mais au lever le temps s’annonce pas pire.  Avant de quitter Murchison, on passe à l’épicerie car on ne sait pas trop ce qu’on va retrouver au village de St-Arnaud.
Les premiers 35 km se font sur la route 6 qui est pas trop passante, mais où ça roule assez vite. Heureusement il y a un petit accotement à plusieurs endroits.

 Pour les 2 prochains KM, les camions doivent rouler sur 2 roues ;-(




Par contre aujourd’hui, on a roulé pas mal sur de la route « new seal ». Ça c’est une route de la NZ qui vient d’être refaite, leur façon de procéder est assez particulière – on dirait que c’est une couche de goudron recouverte de petites roches. Ce sont les voitures qui tapent le tout en roulant – quand c’est du « new seal » on risque de recevoir des roches lorsque les autos nous passent trop rapidement et c’est stressant. Les routes ici n’ont pas de nid de poule mais ça roule dur car c’est pas de la belle asphalte lisse. C’est dur à expliquer faut le vivre…
 Pour les derniers 25 kilomètres on roule sur une petite route très tranquille. Ça nous a fait penser aux routes paisibles de la France. Seul bémol, c’est que ça montait sur presque tout le trajet menant à St-Arnaud – un faux plat qui nous a grugé notre énergie.




On arrive dans une région où il y a présence de Kiwis, mais on en a pas vu (sauf sur cette pancarte...)
On est arrivé au village assez fatigué, on devra prendre un congé de vélo demain. On est parti de Murchison à 180m et on termine la journée à 630m – on aura donc grimpé 450 mètres – on est pas fatigué pour rien. Heureusement pour nous, il y a un épicerie au centre du village où on pourra trouver bouffe et vin.
Dès qu’on arrive pour monter la tente au camping, il se met à pleuvoir. On se hâte de monter la tente et quand on termine, il pleut assez fort.

On dine sous la tente :

On est un peu tanné, on roule pas sous la pluie mais nos fins de journées et nos soirées se passent souvent sous la pluie. Lorsque la pluie cesse, on décide de faire une balade en forêt qui se terminera sous la pluie assez forte.





Pour le souper, on voulait aller se chercher des choses à l’épicerie, mais il pleut trop fort, alors on se rabat sur notre « casserole mexicaine » déshydratée !.  On passe une agréable soirée à rire en compagnie de 2 québécois et un français (on a en pas vu souvent des Québécois).

jeudi 24 février 2011

Carter's Beach à Murchison

Vendredi 25 février 2011 
 Westport (Carter’s Beach) à Murchison  – 102,5 km, 21 degrés – pluie AM, puis nuageux, un peu de soleil
Comme on sait qu’on a une grosse journée devant nous, on se lève tôt pour pouvoir partir tôt. On range tout dans la tente, et on accroche tout sur nos vélos avant d’aller déjeuner (comme tous les matins).  Aussitôt arrivé dans la « kitchen » (je suis rendu presque bilingue..;-)  ), il se met à pleuvoir. On attend car on ne sait plus trop ce qu’on fera… Vers 9 :30h on voit des coins de ciel bleu et on décide de partir.
Le départ se fait tard, vers les 10 :00h, on est pas habitué à ça.  Les 20 premiers kilomètres sont assez troublants… On a eu 4 fois des « pas d’allures » en auto qui nous ont soit criés des bêtises, soit klaxonnés, soit frôlés et le summum c’est le gars qui s’est sorti le « cul » à l’air par la fenêtre pendant que le chauffeur nous klaxonnait! Franchement, c’est des moments qu’on ne veut pas revivre.
La route qui borde la Buller River, est très belle. C’est sinueux, vallonneux juste assez et pas trop de circulation. On doit s’arrêter quelquefois, car Pierre a des problèmes avec ses freins, qui touchent la roue. Il arrive finalement à régler le problème (faut être débrouillard lors d’un voyage à vélo).  À chaque arrêt, il y a des nuées de « sandflies » qui nous attaquent, nous qui croyions que c’était fini….



On arrive à Murchison à 17 :00h et comme il y a 2 campings au village, on demande à l’info touristique lequel est le mieux et on se fait dire que les 2 sont pareils. En tous cas, s’ils sont pareils celui qu’on a choisit est assez de base (un peu bizarre comme endroit !).  Nous on trouve que les infos touristiques ne sont pas très aidants pour les choix de camping.
On monte la tente, et on va  sur une table à picnic pour écrire notre journal sur l’ordi, et la pluie commence. On trouve abri, sous un « stage » qui a sûrement connu de meilleurs jours…!!!


On peut visiter dans la région, plusieurs endroits qui témoignent du terrible tremblement de terre qui s’est produit en 1968…! La Nouvelle-Zélande est un pays très propice aux tremblements de terre, comme vous pouvez le constater.
Sur cette photo,on peut voir en haut, une partie de la montagne qui s'était écroulée dans la rivière Buller en 1968 :

Ce soir, courte soirée tranquille en vue…  une chose est sûre, on bouffe au resto.

mercredi 23 février 2011

Carter's Beach (Cape Foulwind)

Jeudi 24 février 2011 
 Westport (Carter’s Beach) – 28 km, 23 degrés – soleil (yé)
Wow, ce matin on a droit à un ciel bleu, on va avoir une belle journée de congé. C’est le fun de ne pas être obligé de décamper et de pouvoir faire la grasse matinée (pour nous c’est 8 heures et quart). En prime, on se fait un gros déjeuner (omelette, toast, etc.), ce qui n'est pas habituel.
On décide d’aller voir la colonie de phoques qui est à environ 8 km du camping (à Cape Foulwind). Pour s’y rendre on doit faire une marche de 6km aller-retour en suivant un sentier escarpé sur le bord des falaises.



Lors de notre marche, on rencontre plusieurs wekas (on dirait un croisement entre un canard et une poule) :


On marche jusqu’à la Baie de Tauranga, où on peut voir plusieurs phoques. Ils sont assez éloignés car il faut comprendre qu’un mâle peut faire 2 mètres et demi de long et 200 kilos et qu’ils ne sont pas très patient avec les touristes.
Voici les bébés qui s'amusent dans un bassin :

On ne regrette pas d’être venu ici car c’est vraiment une belle balade avec des points de vue superbe. Un de nos coups de cœur de l’île du sud.
Au retour, le vent s’est levé et on pédale sans effort sur 12 kilomètres jusqu’à Westport pour faire notre épicerie du jour.
En après midi, j’en profite pour changer les plaquettes de frein de mon vélo car avec tout le poids qu’on transporte et avec les côtes qu'on descend, ça use assez vite. Paule doit freiner moins que moi car ses freins sont encore OK. :)
Plus tard on fait une balade sur la plage et on prend l’apéro sur notre magnifique site de camping.
On est à élaborer un plan pour les derniers jours sur l’île du sud. À suivre…   
Demain, on reprend la route vers Murchison.

Punakaiki à Westport (Carter's Beach)

Mercredi 23 février 2011 
 Punakaiki à Westport (Carter’s Beach) –63 km, 21 degrés   pluie tôt AM, puis soleil
En se levant le ciel est gris, on prépare nos choses, on va déjeuner, et la pluie commence… ah non, on attend un peu !  Plus tard vers 9 :15h, on voit des coins de ciel bleu et il ne pleut plus, alors on décide de partir.
La route du bord de mer est réellement magnifique, avec ses falaises, ses rochers dans l’eau et ses immenses vagues, c’est super beau. Le soleil s’est mis de la partie, et on monte quelques côtes assez abruptes. La récompense de ces efforts, ce sont les beaux points de vue, avec le soleil en prime!  Le vent s’est levé mais on est chanceux, c’est un vent du sud (froid) et on l’a dans le dos.



Avertissements inusités sur la route (on a pas vu de pingouins mais on a vu un wekas !) :



On arrive à Westport, petite ville ( 6000 habitants) style un peu western, comme plusieurs autres, dont l’économie est basée sur les mines de charbon. On s’informe des campings, et on fait l’épicerie, car on veut aller au camping sur le bord de la mer (à environ 5 km de la ville).
Le camping est bien, on monte notre tente à l’abri du vent (autant que possible). On part explorer le petit village de Carter’s beach, et on se rend compte qu’il n’y a aucun service à part un « take out »… Donc demain on devra retourner à Wesport pour le vin…!!! Les dépanneurs nous manquent !

La beach :



On a vu Stephen Harper à la TV du camping, qui proposait son aide à la Nouvelle-Zélande… ici les nouvelles de Christchurch sont en continu, tout le monde est sous le choc, les touristes et les Kiwis.
Demain jour de repos complet.

mardi 22 février 2011

Greymouth à Punakaiki (Pancakes rocks)

Mardi 22 février 2011 
Greymouth à Punakaiki (Pancakes rocks) – 46 km, 20 degrés   Nuages, pluie AM et en soirée
Cette nuit et en se levant c‘était le déluge et il ventait pas mal. On se dit qu’on ne pourra pas rouler aujourd’hui – Ah non pas une autre journée dans cet hôtel de backpacker. Notre cabine est bien mais pour le reste ça laisse à désirer.

Les jeunes de l’hôtel, ne sont pas propre et à l’ordre (la cuisine est un vrai bordel). C’est une première dans ce genre d’endroit et on va tenter de les éviter autant que possible.
Vers 9 heures comme il pleut toujours, on paye pour une autre nuit et à 9 :58 (2 minutes avant l’heure fatidique du checkout) on décide de tenter notre chance car la pluie semble vouloir cesser. On récupère notre argent et en moins de 30 minutes on est prêt à partir.
Le temps est gris et les nuages sont menaçants mais on s’en tire à bon compte (quelques épisodes de bruines). La route par contre est magnifique, on renoue avec les beaux paysages de bord de mer – les vagues sont très fortes et le vent embrume la côte.






Il a quelques bonnes côtes à grimper (en fait ça grimpe et ça descend toute la journée) mais somme toute c’est pas si difficile.
On s’est arrêté ici car on peut y voir les fameuses Pancakes Rocks – formation rocheuse qui ressemblent à des piles de crêpes formées par l’érosion ( vent, pluie et mer).
On s’y rend donc à pied et comme la marée est haute, on a aussi la chance de voir les blowholes (phénomène causé par les vagues qui s’engouffre dans les trous rocheux et qui avec la pression de l’air projette des nuées d’écume). 
Le site est vraiment exceptionnel, et les rochers sont de toute beauté. On est fasciné par ce spectacle et on ne se lasse pas d’attendre la prochaine vague dans l’espoir que l’eau soit projetée encore plus haut.



Les "blowholes" :

Pendant le phénomène :

Après :
C’est au retour qu’on apprendra que Christchurch a été durement frappé par un autre tremblement de terre. Nous on a rien senti car on roulait mais les gens de l'info touristique nous confirme qu'ils ont bien senti la terre trembler.
On se rend à la taverne pour souper (tout le monde a les yeux rivés sur l'écran géant) et c’est la qu’on peut constater l’ampleur des dégâts sur l’écran de télé. On est un  peu sous le choc, on pense à nos hôtes Greg et Wendy et on espère qu’ils vont bien. Et on se dit qu’il y a à peine 4 semaines, jour pour jour, nous étions sur place à visiter le centreville. Les images de la cathédrale détruite nous bouleversent, dire qu’on est monté dans le clocher qui s’est effondré au sol.

Notre site de camping est très près des falaises, on espère que la terre va se tenir tranquille dans le coin :
Demain on espère qu’il fera beau ,car on commence à manquer de vitamine D !

dimanche 20 février 2011

Ross à Greymouth

Lundi 21 février 2011 
Ross à Greymouth – 68 km, 22 degrés   Nuages
Notre but aujourd’hui est de se rendre à Greymouth pour faire réparer le vélo de Pierre. Avant de partir de Ross, on prend quelques clichés de la ville sympathique, mais qui semble sur le point de devenir ville fantôme….
L'hotel historique (qui est à vendre - on s'est retenu !) :



Le chic club de Squash - réservé aux membres seulement :

Aucune côte pour nous aujourd’hui, le défi sera de faire attention aux voitures qui roulent très très vite, car comme le chemin est droit, les autos et camions vont au moins à 110-120 km.
Après 30 km, on arrive à Hokitika, sur le bord de la mer, un joli village de vacances. On sait qu’il y a un magasin de vélo ici, alors on essaie de voir s’il ne pourrait pas réparer la roue. Malheureusement il est seul dans le magasin et il n’a pas le temps aujourd’hui. On en profite pour aller voir le bord de mer, où il y eu un concours de sculpture avec des branches et des roches sur la plage, c’est très beau.



Les bords de mer ne sont pas très exploités ici, car on croit qu’il ne fait pas beau assez longtemps. On prend le temps de prendre notre « flat White » et une petite gâterie (scone à la cannelle).

On reprend la route jusqu’à Greymouth, et heureusement, il y a un accotement pour les 15 derniers km.
On arrive tôt en ville (vers 13:45h), et on se paye le luxe d’une cabine dans un petit lodge « backpackers ».  On en profite pour se laver à l’eau chaude, et faire une brassée de lavage avant d’aller porter le vélo de Pierre au « bike shop ».
Le vélo sera prêt à 5 :00h, alors on va visiter un peu la ville, et une exposition d’art dans une galerie (il y a des toiles d’un peintre d’ici qu’on aime beaucoup…mais c’est pas facile à rapporter).
On reprend le vélo de Pierre, et retourne à notre petite cabine pour l’apéro (vin et olives et salamis).
 Ce soir on ira souper en ville.