Mercredi 6 avril 2011
Auckland à Melbourne, 24 degrés – soleil
On arrive dans le lobby de l’hôtel à 4h 25 et la navette est déjà arrivée. En moins de 2 minutes, nos 2 gros sacs et les 2 boîtes de vélos sont chargés dans la remorque à l’arrière du minibus et nous voila en route pour l’aéroport. Lors du débarquement des passagers du bus à l’aéroport, la fille qui nous fait payer est nouvelle et semble toute mélangée – elle nous chargera finalement 25$ pour les 2 avec le transport des vélos compris, un vrai « deal » car à l’hôtel on nous avait dit 16$ par personne plus 5$ pour chaque vélos. Wow il nous reste des $ NZ qu’on va pouvoir dépenser en souvenirs…
Petite parenthèse : Comme il est interdit de voyager avec du combustible pour les poêles de camping, hier j’ai vidé notre petit poêle ainsi que la bouteille de transport dans une pinte de lait vide. Je me suis informé où je pouvais m’en débarrasser et on m’a suggéré de l’apporter à l’aéroport et de le laisser au douane. On arrive donc à l’aéroport avec une pinte de lait remplit de kérosène.
Comme on voyage avec des vélos, on nous dirige vers un comptoir d’enregistrement spécial. La madame commence par nous aviser qu’on va devoir payer un extra car on a droit à seulement un bagages de 23kg chacun puis elle pèse chacun des sacs, un 17kg l’autre 19 kg puis un vélo à 22 kg et l’autre à 24,2 kg. Parce qu’une des boîtes pèsent 1,2 kg de plus elle veut nous charger 50$ d’extra. On discute un peu mais elle veut rien savoir, je lui dis donc que je vais tout simplement enlever l’excédent de poids de la boîte et le mettre dans un des sacs. Elle capitule (avec un air de « beu »..) et nous fera payer seulement 50$ pour les 2 vélos.
Ensuite comme elle semble nous « chercher des poux », elle s’aperçoit que j’ai une bouteille de liquide (le fameux gaz), je lui explique que ça provient de mon poêle et que je vais remettre la bouteille au douane. Elle exige alors de voir le poêle et elle m’explique qui si celui-ci sent le gaz on ne pourra pas l’emporter (pendant ce temps, il y a une file de monde qui se forme en arrière de nous). Je récupère la fameux poêle et au moment de l’ouvrir pour lui faire sentir, j’asperge son comptoir avec un peu de gaz qui restait. Oh « boy », la ça va pas bien, elle ne avise qu’on a 2 heures pour faire en sorte que le poêle ne sente plus et qu’on va devoir passer à la sécurité avec tout notre « bardas ». Je sors de l’aéroport et je tâche de vider le poêle dans la maudite bouteille, ça coule par terre, j’en ai plein sur les mains – le bordel. Je cours ensuite à la salle de bain pour rincer tout cela, je remplis le poêle d’eau savonneuse et j’arrive finalement à faire disparaître l’odeur. Pendant ce temps, la madame procède à notre enregistrement avec Paule. Quand je reviens au comptoir avec « la chose » elle trouve que ça sent encore et elle nous escorte à la sécurité en mode panique – elle veut plus rien savoir de nous. Le gars de la sécurité (l’air très cool), approche son nez du « coupable » et me fait signe qu’il y a pas de problème!! et il poursuit… pis avez-vous fait un bon séjour en NZ ? C’est à ce moment que je sais que tout est OK.
En y repensant bien, je me suis dit que la fameuse pinte de lait avec le gaz, on avait intérêt à ne pas se présenter avec au comptoir des douanes – je l’ai donc « crisser » dans les poubelles à l’extérieur de l’aéroport, nous qui ne voulions pas polluer , et bien tant pis!.
Le vol se passe très bien, et on arrive à Melbourne sous un soleil radieux. On récupère nos bagages et on se dirige au contrôle de sécurité avec beaucoup d’appréhension. Entrer ici avec du « stock » de camping, des vélos et de la bouffe, ça peut parfois être compliqué car l’Australie est réputé pour contrôler étroitement ce qui rentre dans le pays (genre il faut pas qu’il y ait de résidus de terre sur les trucs de camping et les vélos). La fille est super sympathique et nous ouvre le dessus des boites de vélo pour voir, et elle dit que tout est OK, et elle ne veut même pas voir la tente, pas de problème non plus avec la bouffe qu’on transporte (fruit sec, arachides, fromage, huile, etc.), elle nous dit même qu’on est chanceux d’avoir du fromage de la NZ car c’est le meilleur ! Youppi, on est arrivé.
On s’installe ensuite dehors pour monter les vélos. Ça me prendra près d’une heure et demi, et bonne nouvelle, pas de bris lors du transport. On quitte donc l’aéroport à vélo sans trop savoir dans quelle direction il faut aller. On sait où on veut aller mais on n’a pas de carte détaillée, pas grave on trouvera bien. Pour quitter l’aéroport, on se fie aux conseils trouvé dans le livre « Cycling in Autralia » de « Lonely PLanet », par contre à un moment donné il a bien fallu prendre la direction du camping. On roule au « pif », en demandant notre chemin aux passants et dans les garages – on tombe finalement sur un gars qui à une carte détaillée et il nous explique parfaitement comment se rendre au camping.
On arrive finalement au camping « Big 4 » vers 14h 30. assez crevé. Le camping est pas terrible – comme dans la plupart des grandes villes (près des autoroutes, avions etc..). On monte le « campement » puis on va à l’épicerie (qui est pour une fois à 5 minutes à pied). On relaxe puis on décide qu’on va attendre à demain avant d’aller explorer le centre ville.
Ouf quelle journée !
Malheureusement, aucune photo de cette journée remplie d’émotions.
Ouins, j'ai pas mal de retard, mais ça commence raide... Par contre, je dois dire que je ne suis pas vraiment surpris... :) Du grand Pierre !!!
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