mercredi 11 mai 2011

Kings Canyon

Mardi 10 mai 2011
Kings Canyon – 23 degrés-  soleil – 19km

Ce matin c’est la meute de dingos qui nous a réveillé très tôt – leur cri fait un peu penser aux coyotes qu’on pouvait entendre quand on campait au bois chez mon oncle Paul.

La journée s’annonce magnifique pour notre marche dans le King’s Canyon. Nous commençons par la marche du « Rim » - ça prend environ 3 à 4 heures et après une montée à pic de 100m, on marche sur 6km sur le haut du canyon. Le sentier est vraiment bien aménagé, dans les endroits plus difficiles, des roches ont été placées et cimentées afin de faciliter la vie des marcheurs, ça doit avoir été tout un travail faire ce sentier.

La marche se déroule dans un environnement de toute beauté; les formations rocheuses sont  rouges (comme Uluru) et elles sont magnifiques (ça nous fait penser aux Pancakes Rocks en NZ). Ces formations rocheuses sont en fait du sable qui a été compressé, et avec les millions d’années d’érosion le canyon s’est creusé. Le canyon est formé de parois rocheuses de 100m de haut, qui semblent avoir été coupées au couteau tellement elles sont droites. Les points de vue sont à couper le souffle et il faut être prudent quand on s’approche des falaises, c’est un peu étourdissant – pas à recommander pour ceux qui souffre de vertige.






On descend ensuite dans une crevasse où l’eau s’accumule pour former un bassin – cette partie du trajet s’appelle le « Garden of Eden » - c’est un oasis de verdure où oiseaux et plantes rares abondent.



Comme on termine la marche pas trop tard, on décide d’entreprendre une 2ième marche plus courte. Celle-ci nous amène dans le fond du canyon. On marche parmi des rochers qui se sont détachés des parois du canyon – la dernière importante chute de rochers remontent à 1930 et on espère pas assister à la prochaine…

On décide d’aller souper au resto du « resort » – au menu la Bushman’s pizza – garni de viandes de chameau, d’émeu et de kangourou fumé. Surprenant mais très bon. On va ensuite voir le spectacle des « Roadies », le duo est composé d’un chanteur genre western et d’une madame qui fait de l’animation. Ça pogne leur affaire, le plancher de danse est plein, on se sent vraiment loin….


Kings Canyon à Alice Springs

Mercredi 11 mai 2011

Kings Canyon à Alice Springs– 21 degrés-  soleil – 475 km

On quitte le camping après déjeuner et sous un beau ciel bleu on entreprend la journée de route.  On doit refaire le même chemin dans l’autre sens (car il n’y a pas d’autres routes asphaltées) pour le retour sur la Stuart Highway (soit environ 350 KM). Juste en partant, on aperçoit un dingo qui marche sur la route devant nous, ça a vraiment l’air d’un chien sympathique…




On arrive à Alice Springs pas trop tard, et on s’installe au camping le plus proche de la ville, on va être assez tassé car il y a beaucoup de monde.
Ça fait bizarre d’arriver dans une ville lorsqu’on arrive de plusieurs jours dans le désert. On a presque l’impression que c’est pas une « vraie ville ». Ici dans la ville la majorité des habitants sont des aborigènes et il y en a encore beaucoup qui ont l’air pas mal bizarres, mais on en voit aussi d’autres qui ont l’air plus intégrés dans la société. 

On va faire nos provisions à l’épicerie et au « liquor store », ici il y a toutes les grandes chaines d’épicerie et les prix sont les mêmes que partout ailleurs.   Le camping possède une petite cuisine en plein air, avec un frigo mais pas de poêle.  On soupera avec un petit poulet cuit acheté à l’épicerie, toujours très bon et pas de « trouble ».

Uluru (Ayers Rock) à Kings Canyon

Lundi 9 mai 2011

Uluru (Ayers Rock) à Kings Canyon – 23 degrés-  soleil – 385km
Petit matin mollo, le temps de déjeuner, de mettre à jour le blog et les photos et de défaire notre campement, on part vers 10 :00h.  C’est encore une super belle journée ensoleillée et on regarde encore Uluru du coin de l’œil en roulant, toujours aussi impressionnant !

Dans l’auto, je me mets à feuilleter le guide pour voir ce qu’il y a sur le coin et on se rend compte qu’on a pas été suffisamment à notre goût au centre culturel, car parait-il qu’il y a des aborigènes qui font de l’art sur place et on ne les a pas vu…. On a déjà 35 km de fait mais on sait que même en continuant on ne pourra pas faire la marche dans Kings Canyon aujourd’hui car on arrivera trop tard. Comme il n’y a rien à notre épreuve… (surtout on est pas toujours très bon pour s’organiser d’avance!), on décide de rebrousser chemin et de retourner au centre culturel à Uluru. 


On est trop tard pour les visites guidées mais au moins on peut voir 3 femmes aborigènes qui font des toiles. Il y en a 2 qui font vraiment de belles toiles à notre goût. On s’informe et finalement on se laisse tenter par une toile qu’une des 2 femmes a faite cet avant-midi. C’est délicat car elle n’est pas encore complètement sèche, mais en la laissant à plat dans l’auto quelques jours avant de la ranger, ça devrait aller. Je demande à la commis si c’est possible de la faire signer par celle qui l’a fait « Julie …. », elle m’a dit que normalement les femmes ne veulent pas et que souvent elles font un X parce qu’elles ne savent pas toutes écrire, mais elle demande quand-même, et Julie accepte de signer à l’arrière. Elle a écrit tranquillement Julie en lettres « carrées », mais on est super content et on aime beaucoup la toile.
On continue un peu notre visite de la galerie et il est temps de repartir si on veut arriver à Kings Canyon avant la noirceur.
On arrive au Kings Canyon Resort, il y a moins de monde qu’à Uluru, mais le camping est bien. Pas longtemps après notre arrivée, on a la surprise de voir arriver 2 dingos qui se promenaient librement dans le camping…. ça fait drôle et c’est un peu intimidant! On laissera pas trainer de bouffe dans la tente !

Photo un peu floue car je m'y attendais pas :


Observation du jour :  Il y a beaucoup de «cadavres de voitures » qui sont laissées à l’abandon sur le bord des routes… assez spécial.


Surprise du jour : le vent a viré de bord au Québec lundi dernier… on a pris connaissance des résultats des élections !

Légende Urbaine ou vérité ? : on s’était souvent fait dire de faire attention aux aborigènes qui nous tendent des pièges en faisant semblant d’être en panne sur le bord de la route et en nous faisant signe de les aider, pour mieux nous voler ! Vérité…. Car on a vécu la tactique en partant de Coober Pedy (naturellement on ne s’est pas arrêté !)