samedi 7 mai 2011

Coober Pedy à Uluru (Ayers Rock)

Samedi 7 mai 2011

Coober Pedy  à Uluru (Ayers Rock) – 23 degrés-  nuages - 711km

Départ tôt ce matin car on a encore une grosse journée (plus de 700 km) pour se rendre à Ayers Rock. On a pas eu besoin de cadran car il y avait un contingent de l’armée qui était au camping et qui sont partis avec leur vingtaine de camions diesel à 7 :00h.

La route ressemble à celle d’avant-hier, même genre de broussailles et pas beaucoup de relief et pas beaucoup de circulation. Il y a tellement peu de trafic dans le coin que les gens se saluent d’un petit signe de la main lorsqu’ils se rencontrent (y compris les touristes). On se demandait si on verrait des gens en vélo, eh bien on a rencontré 2 gars en cyclotouristes qui arrivaient du nord ! On s’est arrêté pour leur demander comment c’était et ils ont dits que c’était « platte »… Ils nous enviaient un peu d’être en auto je crois… On peux comprendre que ce doit être assez ennuyant faire des milliers de Km en vélo et toujours voir la même chose, sur une route quasiment droite…et des fois absolument aucune habitation pendant quelques centaines de Km… Nous on les enviait pas du tout !!!

On a quitté le South Australia pour arriver dans le « Northern Territories », et peu après on change de direction pour aller vers Ayers Rock. L’essence est pas mal plus chère dans le coin, ça parait qu’on est loin…

À environ 140 km avant d’arriver, on voit au loin une grosse montagne rouge qui est super belle. On trouve ça spécial de voir Uluru d’aussi loin, mais il y a un point de vue pour les photos. On s’arrête et on prend des photos, c’est très beau même s’il ne fait pas soleil. De l’autre côté de la route il y a aussi un lac salé avec tout le tour blanc. On continue et je regarde sur la carte et finalement ce n’était pas du tout Uluru mais une autre montagne…

On aperçoit Uluru environ 40 km avant d’arriver, c’est pas mal plus petit que l’autre montagne, mais la forme est différente (elle ressemble au mont St-Hilaire), et elle est bien rouge. Elle est moins impressionnante qu’on pensait mais comme le temps est nuageux, ça ne la rend pas très éclatante.

On arrive au complexe où on trouve le camping (qui est d’ailleurs la seule place où on peut se loger ) à Uluru, Il y a beaucoup de tentes partout, on sera pas seuls ici… On s’installe et on va au IGA. Par la suite, comme c’est bientôt le coucher de soleil et qu’il y a plusieurs point de vue pour voir la « grosse roche », on y va juste à temps. Malheureusement c’est toujours nuageux et il n’y a rien d’extraordinaire puisque la couleur ne change pas, on se reprendra demain en espérant qu’il fasse beau.

Dans le camping il y a une cuisine avec frigo et poêle et micro-ondes, mais il y a tellement de monde qui se font à manger, ça fait longtemps qu’on a pas vécu ça, mais on réussit à faire notre souper qui était délicieux (poulet sauce satay et riz et vin)…

Allez au dodo !

Coober Pedy - congé

Vendredi 6 mai 2011

Coober Pedy  – 21 degrés-  soleil

On hésite un peu ce matin, mais comme il fait beau on décide de rester ici une autre nuit et de faire le tour organisé de la région qui est offert par le camping. Comme le tour se déroule en après midi, on va faire une petite tournée en ville après le déjeuner. La ville a peut être connu des jours meilleurs mais ce qu’on peut voir ne nous donne pas envie d’y vivre. Partout c’est le bordel : des vieux chars, des vieux équipements de forage minier, des bouts de tôles tout rouillés et de la poussière rouge partout. On voit aussi nos premiers aborigènes qui sont eux aussi dans un état assez lamentable – des robineux (hommes et femmes) arpentants la ville ou assis par terre – ça fait dur et c’est un peu intimidant. Pas envie de se promener le soir dans cette ville.

On visite aussi nos premières bijouteries vendant des opales, il y en a pour tous les goûts – boucles d’oreilles, bagues, pendentifs, et à tous les prix de 20$ à 25,000$. On revient au camping pour dîner et en après-midi on prend un minibus avec un groupe de 17 – surtout des retraités (surnommé ici les « grey nomads »). On passera finalement une très agréable après midi.

On commence par aller voir le désert où la prospection d’opales se fait. On peut y voir beaucoup d’anciennes machineries (surtout des vieux « blower » » utilisés pour extraire les sédiments générés par les forages. Chaque trous creusés génèrent un petit (si aucune opale trouvée) ou un gros (si des opales sont trouvées) tas de roches en forme de mini pyramide – c’est très beau, on se croirait presque en Égypte.

On verra que toute la région est parsemée de ces trous  béants laissés à l’abandon – c’est extrêmement dangereux de circuler dans ces champs, il y a même déjà eu mort de touriste !

On poursuit notre route sur une piste très cahoteuse à travers le désert jusqu’à un site sacré des aborigènes – Les « Breakaways », très beau avec toutes sortes de couleurs de terre. Ensuite on longe la fameuse clôture à dingo – rien de moins que la plus longue clôture au monde à 5200km. De retour en ville, on fait la visite d’une ancienne mine – film sur l’histoire des opales en Australie, puis visite d’une maison souterraine – claustrophobe s’abstenir.  On termine par la visite de 2 églises souterraines, très belles et simples.

On a bien apprécié notre visite, on comprend mieux l’aspect bizarre de la ville. On a surtout bien aimé la randonnée sur les routes de l’ « Outback ».

Wilpena à Coober Pedy

Jeudi  5 mai 2011

Wilpena à Coober Pedy  – 18 degrés-  nuages - 685km

Hier soir, on a changé de site de camping parce nos 2 amis Espagnols « ronfleurs » étaient encore là pour un autre soir et comme Pierre n’avait pas dormi beaucoup la nuit précédente, il voulait absolument changer de place. La nuit a été bonne et pas trop froide, on se lève tôt car on veut faire une grosse journée d’auto pour se rendre à Coober Pedy. On mange un peu et on est prêt à partir à 7:30h, on s’arrête prendre un café à Hawker et on poursuit jusqu’à Port Augusta. On s’arrête pour faire le plein, faire une épicerie et acheter du vin car c’est la seule ville avant d’entreprendre la route vers le « outback »… On reprend la route pour au moins 550 km pour se rendre à Cooper Pedy.

On trouve la route belle, c’est plat, la terre est rouge, il y a des petits arbustes de différents tons de verts, de temps en temps il y a des arbres un peu plus grand, et parfois des lacs salés avec plus ou moins d’eau, c’est très beau.  Lorsqu’on s’arrête à un point de vue, on parle à une femme et elle vient du Northland, elle nous dit qu’elle n’a jamais vu ça aussi vert dans les champs, normalement c’est jaune car c’est séché. Comme il a beaucoup mouillé tout est devenu vert et les gens d’ici trouvent ça très beau et sont très impressionnés.

On voit aussi beaucoup de cadavres de vaches sur le bord des routes car il n’y a pas de clôtures et le bétail peut se promener.

On arrive à Coober Pedy vers les 5 :15h, c’est une ville minière où on extrait l’opale ( 70% de l’exportation mondiale d’opales vient d’ici), et on fait vite un petit tour de la ville. Ça semble assez spécial et très poussiéreux, ici  plusieurs maisons sont dans la terre (pour être mieux isolées) car l’été on dit qu’il peut faire jusqu’à 50 degrés et les nuits les plus froides peuvent descendre à zéro… On connaîtra sûrement pas les jours les plus chauds, mais peut-être les nuits les plus froides…!!!

 On s’installe au camping Stuart, c’est bien correct et il y a une cuisine extérieure avec un frigo et un poêle…. on se fait une super bouffe sur le BBQ !

Demain ce sera probablement visite de la ville plus en profondeur…!!!

Wilpena - congé

Mercredi 4 mai 2011

Wilpena – 19 degrés-  nuages, soleil

La nuit a été difficile, j’ai gelé une bonne partie de la nuit, et les voisins étaient dérangeant - du côté gauche de la tente – un voisin qui ronfle comme une tondeuse 2 temps – de l’autre côté des français qui parlent fort jusqu’à une heure du matin. Heureusement c’est pas arrivé souvent durant ce voyage.

 Le soleil était à peine levé qu’on a dû aller nettoyer le devant de l’auto au poste d’essence du centre d’information : Explication : Hier sur la route, on a rencontré des nuages de sauterelles (locust qu’il dise ici quand on parle de nuage) – à notre arrivée au camping, le devant de l’auto faisait peur à voir – des centaines de cadavres de sauterelles pris dans les grillages et sur le pare-choc. Comme ce camping est envahi par les corneilles celles-ci picossaient sur no’t beau char dès le lever du jour. Avec le bec qu’ils ont j’ai eu peur qu’ils fassent des dommages à notre super auto louée!….

On déjeune copieusement avant d’entamer notre marche en montagne qui va nous mener au sommet du mont Ohlssen-Bagge. La montée se fait dans un sentier très rocailleux et assez à pic. La terre est rouge et la végétation est vraiment magnifique – on voit des plantes vraiment spéciales et comme les pluies on été abondantes dernièrement, il y en a beaucoup qui sont en fleur. Le sentier est aussi réputé pour l’observation de reptiles mais on verra seulement quelques lézards essayant d’attraper les rares rayons de soleil. Par contre on peut voir beaucoup d’énormes araignées qui tissent de longues toiles entre les plantes – il parait qu’elles ne sont pas dangereuses mais on les a laissé tranquilles…

On dîne au sommet (930 m) et on entame la descente qu’on appréhende un peu (on est pas des gazelles lors des descentes). Finalement tout se passe bien –même pas un mal de genou, ce qui augure bien pour les marches prévus dans les prochains jours.

Fait cocasse du jour : Pendant que Paule préparait les sandwichs pour le lunch, elle a littéralement été attaquée par un p’tit kangourou. Il voulait pas la lâcher et essayait de prendre la bouffe – un 2ième s’est ensuite pointé (avec  son bébé dans la poche) puis un paquet de monde sont venu les flatter et les prendre en photo – une vrai cohue. Finalement, un garde-chasse est arrivé les a chassé à coup de pied au cul et nous a dit qu’on était passible d’une amende de 500$   pour les avoir touché et nourri (ce qu’on avait même pas fait) . Wow ,ici les kangourous sont vraiment pas farouches et se promènent entre les tentes, assez spécial….

Tanunda à Wilpena

Mardi 3 mai 2011

Tanunda à Wilpena – 21 degrés-  soleil - 405 km

Très beau matin ensoleillé, après déjeuner on décide de se promener un peu dans la région de Barossa Vallée. On fait quelques bouts de route, certaines vignes n’ont plus de feuilles tandis que d’autres sont encore d’un beau jaune mais plus de raisins, la récolte est finie. Ce n’est pas grand la région de Barossa et on a vite fait d’arriver au village suivant et comme il est encore trop tôt pour déguster, on décide de continuer notre route vers les «Flinders range ».

On roule sur des routes presque désertes, c’est spécial on dirait qu’on est seul dans ce coin de pays. Les routes sont supers belles, le paysage désertique, plus on monte vers le nord et plus la terre devient rouge. On voit beaucoup de maisons abandonnées (ça nous fait penser à la traversée des prairies Canadiennes).

On voit les montagnes au loin avant d’arriver à Wilpena et on passe à côté des magnifiques  « Elders range » qui sont en terre rouge.

On arrive à Wilpena qui se trouve au bout de la route en asphalte, et qui fait partie du parc National des Flinders Range. Il y a un camping, et on réserve pour 2 nuits car demain on veut aller faire des marches dans le coin. Le camping est un peu comme au Québec, soit aucun service, on devra utiliser notre poêle.

Il y a des kangourous tout autour du camping, et il est écrit de faire attention pour ne pas laisser trainer de bouffe, car ils peuvent détruire une tente pour chercher quelque chose à manger!. On soupe dehors, même si c’est pas chaud et on finira la soirée dans la tente à relaxer.

Message spécial : BONNE FÊTE à notre charmant beau-frère Gaston ! On espère que tu as passé une super belle journée et on fêtera ça en grand à notre retour !

Adélaïde à Tanunda

Lundi 2 mai 2011

Adélaïde à Tanunda – 20 degrés-  soleil - 107km

On arrive chez Europcar en avance car on est un peu stressé – est-ce qu’on va avoir l’intermédiaire ou la compact ? Est-ce qu’on sera en mesure de tout rentrer notre stock ? Au départ on nous dit qu’on va avoir la compacte mais je reconnais le monsieur avec qui on a fait affaire initialement et il dit à la fille de nous donner l’intermédiaire – Yé, on aura donc une belle Hyundai I30 presque neuve (même pas 30,000 km).  

Retour à la chambre et on commence à essayer de trouver la meilleure façon de tout insérer dans l’auto. On veut pas endommager ou salir les sièges alors on fait très attention. En utilisant des cartons que j’avais ramassé sur le bord du trottoir, on réussit à tout rentrer –il ne reste pas beaucoup d’espace de libre.

On quitte donc Adélaïde en direction du Cleland Conversation Park. C’est un parc situé dans les collines entourant la ville, qui est administré par le gouvernement. Le coût d’entrée est vraiment abordable et on a la chance de côtoyer des koalas et plusieurs espèces de kangourous (des gris, des rouges, des wallaby, des Swamp Wallaby) .  

En arrivant au parc, on se dirige immédiatement vers le coin des koalas car c’est l’heure où on peut les approcher, et même les toucher  et se faire photographier juste à côté. On a la chance de voir de près une belle petite femelle de 5 ans,  Sweety – trop mignonne (on aimerait l’adopter !). Elle est très mollo comme la plupart des koalas et sa fourrure très dense. Un peu plus loin, on en voit plusieurs dans des arbres – la plupart roupillant en petite boule.

Ensuite c’est direction vers les enclos aux kangourous – ici il y a beaucoup et ils sont pas farouches du tout. C’est sur qu’on leurs donnent de la bouffe mais on pourrait quand même les approcher sans bouffes. On a la chance de voir pas une mais 2 femelles transportant son petit dans sa poche – vraiment exceptionnel comme expérience. WOW!

Plus loin, on voit des diables de Tasmanie, des dingos, des wombats et beaucoup de p’tits marsupiaux qui ressemblent à des rats. Pas loin des wombats, on a eu la surprise de voir arriver vers nous un p’tit koala qui courait par terre – il semblait un peu perdu ne sachant pas trop où aller, finalement il a escaladé la clôture et est parti dans la forêt. Ce fut vraiment une visite qu’on est pas prêt d’oublier.

Note pour Michel et Bruno : On a enfin élucidé le mystère de la grosse queue poilue avec le bout blanc que Paule avait vu en roulant à vélo : C’était un kangourou de type « Swamp Wallaby »!.

En partant on se fait un p’tit picnic sur le BBQ du parc :    

On poursuit ensuite notre route – direction la vallée du Barossa – région viticole réputé pour ses excellent Shiraz. La route est magnifique, on est dans les collines, on traverse des forêts d’eucalyptus, puis on arrive dans des vallées remplies de vignes.

En route, on fait la visite du réputé vignoble « Jacob’s Creek » - des installations super-modernes – et une présence vraiment importante dans le coin de Tanunda.

On s’installe au camping du coin, mais encore une fois pas moyen d’être tranquille – cette fois ci c’est un groupe de joyeux retraités qui a envahi la cuisine (il nous laisse finalement cuisiner notre repas même si selon eux, ils ont loués tout l’endroit).